Peut-on se fier à la parole d’un enfant lors d’une situation traumatisante ?

Pour certains adultes, un enfant ne peut mentir sur des faits graves, son innocence l’empêchant de manipuler la vérité. Pour d’autres, la parole d’un enfant, qui plus est s’il est jeune, est à remettre systématiquement en question.

Peut-on se fier à la parole d’un enfant lors d’une situation traumatisante ?

Pour certains adultes, un enfant ne peut mentir sur des faits graves, son innocence l’empêchant de manipuler la vérité. Pour d’autres, la parole d’un enfant, qui plus est s’il est jeune, est à remettre systématiquement en question. D’après Yvon Tallec, chef du parquet des mineurs de Paris, “c'est un mythe de penser que l'enfant ne peut mentir, il peut se tromper et il peut être manipulé". Il faut traiter la parole des enfants avec la même prudence que celles des adultes”. En effet, sans pour autant parler de manipulation ou de perversité volontaire, nous pouvons nous interroger sur la capacité mnésique d'un enfant, notamment en cas de vécu traumatisant. 

En d’autres termes : combien de temps un enfant peut-il garder en mémoire des informations relatives à des évènements traumatisants ? Un enfant a-t-il les capacités mnésiques pour restituer les détails de ce qu’il a vécu ?   

Que se passe-t-il chez un enfant lors d’un événement traumatisant ?